L’histoire du moulin
Le moulin de Chappes a subi de nombreuses transformations avec le temps, avec l’évolution des techniques. Le moulin a eu différentes fonctions de production. Ceci eut pour conséquences des transformations au niveau des machines.
Le moulin, attesté dès 753, est le plus ancien mentionné du département. Fin XVe siècles, les sources parlent de deux moulins, le premier un pour le blé, l’autre à foulon, destiné à fouler les peaux pour la tannerie.
La première grande transformation connu est la fabrication des vannes. En 1517, le seigneur de Chappes s’oblige à faire construire au moulin de Chappes un vannage de 100 à 120 pieds de long, à ses frais. Actuellement, il y a 9 vannes de cru. Ces vannes régularise le niveau de l’eau.
C’est seulement en 1609, que ce moulin fut affecté à la fabrique de pâte à papier. En 1883, Napoléon approuve par un décret impérial et déclare le droit d’eau fondé en titre, toujours en vigueur à ce jour.
Le moulin fut muni d’une machine à vapeur appelée à chaudière de 1893. Cette chaudière était destinée à créer de la puissance quand le niveau de la Seine était trop bas. La chaudière était donc utilisée afin de permettre une force motrice importante et complétant celle de la turbine. On pouvait deviner cette machine à vapeur grâce à sa cheminée extérieure.
Au début du XXème siècle, la turbine Francis fut installé sous le moulin. Environ 15 ouvriers travaillaient au moulin de Chappes. Chaque ouvrier avait un rôle : il y avait des scieurs, des écorceurs, des personnes à la meule, des ouvriers à la presse pâte et d’autres au rouleau à pâte. L’usine était ouverte tous les jours de l’année sauf le 1er janvier. Les ouvriers travaillaient de 5h00 à 12h00 ou de 12h00 à 20h00 ou de 20h00 à 4h00 (ils faisaient les trois-huit). Toutes les machines de la papeterie fonctionnaient grâce à la turbine Francis de type SÏNGRUN. Cette turbine créait une force motrice qui permettait à la meule et à la presse pâte de fonctionner.






















